Le monde du travail est un espace de communication, d’apprentissage et de changement, que ce soit pour échanger, partager, acquérir de nouvelles compétences, collaborer, vendre, négocier, manager, conduire le changement, motiver et inspirer, etc. Des compétences qui vont permettre aux individus et aux organisations de s’adapter rapidement à l’accélération du rythme des changements du monde moderne. Cette capacité d’adaptation détermine le degré d’influence pour agir sur soi, les autres et les situations. Il n’y a pas de résultats sans influence et sans actualisation des apprentissages, un domaine dans lequel les outils de la PNL excellent. Et pour la PNL, il n’y a pas de développement ni de résultat durable sans une influence qui respecte profondément les intérêts de chacun.

La programmation neuro-linguistique (acronyme français : « PNL », « NLP » en anglais ; parfois avec des majusculesNote 1) est un ensemble coordonné de connaissances et de pratiques dans le domaine de la psychologie fondées sur une démarche pragmatique de modélisation, en ce qui concerne la communication et le changement. Elle a été élaborée par Richard Bandler et John Grinder dans les années 1970, aux États-Unis.

En 1976, lorsque le psychologue — alors étudiant — Richard Bandler et le linguiste John Grinder inventent le terme de « PNL », leur démarche s’inscrit uniquement dans le domaine de la psychothérapie, en s’inspirant du travail d’autres psychothérapeutes, dont Fritz Perls, Milton Erickson et Virginia Satir. Autour de 1980, ces concepteurs s’intéressent à d’autres domaines comme ceux de la créativité, du sport, du management, de la pédagogie et de la communication. Si les premiers modèles décrits en PNL sont linguistiques, ils sont suivis par d’autres outils permettant de repérer et de changer les représentations mentales sensorielles d’un sujet. Le modèle des niveaux logiques de Robert Dilts offre par la suite une analyse plus globale des problèmes et une organisation coordonnées de toutes les techniques PNL. Une troisième génération de développements tend à émerger et correspond aux changements dans des groupes humains.

Démarche se pensant comme pragmatique, c’est-à-dire orientée vers l’expérience, la PNL se caractérise par la modélisation des gens de talent, c’est-à-dire par le repérage, la description et l’imitation des pratiques et comportements à succès, puis par leur transmission. À ces premiers modèles, s’ajoutent des protocoles observés chez d’autres thérapeutes. La PNL se fonde également sur des présupposés et un ensemble de techniques permettant de décrire et d’agir sur la subjectivité.

La PNL vise à améliorer la communication entre individus, à s’améliorer personnellement et tend à devenir une psychothérapie intégrative, c’est-à-dire qui cherche à intégrer de manière pratique les apports des différentes théories. La psychothérapie neuro-linguistique (PNLt) rapproche pratique thérapeutique et acquis de la PNL. Cette dernière peut être employée au sein de cadres divers, aussi bien personnel qu’en entreprise, dans le marketing, la vente, la pédagogie, la performance sportive ou encore la séduction.

La PNL est l’objet de nombreuses critiques, qui lui reprochent tour à tour son manque de validation thérapeutique, ses références à des théories dépassées, sa tendance à permettre la manipulation des esprits, et enfin son usage dans les dérives sectaires, si bien qu’elle est considérée dans de nombreux domaines universitaires comme une pseudo-science.

La PNL s’acquiert par des formations dédiées, encadrées le plus souvent par un code de déontologie et une éthique professionnelle spécifique. Elle inspire enfin le cinéma comme la littérature.